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Tranzyme Pharma obtient
l’autorisation IND pour son nouvel agoniste du récepteur de la
ghréline, TZP-101
La société lance ses essais cliniques
de Phase I
pour le traitement de l’iléus postopératoire

RESEARCH TRIANGLE PARK, N.C. et
SHERBROOKE, Québec (10 janvier 2006) -Tranzyme Pharma, chef de
file de la recherche biopharmaceutique, qui développe, par une
approche mécanistique, des médicaments innovants pour le
traitement des problèmes gastro-intestinaux (GI) et
métaboliques, annonce aujourd’hui qu’elle a reçu l’autorisation
IND (Investigational New Drug) de la U.S. Food and Drug
Administration pour le TZP-101, une nouvelle entité chimique
émanant de la chimie des petites molécules macrocycliques
brevetée de Tranzyme Pharma. Le TZP-101 est un agoniste sélectif
du récepteur de la ghréline avec des propriétés
gastroprocinétiques, le premier de sa catégorie à passer en
essais cliniques. Avec une approche mécanistique, Tranzyme
Pharma met au point le TZP-101 comme thérapie pour le traitement
de l’iléus postopératoire (IPO) et autres troubles de la
motilité gastro-intestinale.
La ghréline, une hormone peptidique sécrétée par l’estomac et
l’intestin grêle, joue un rôle physiologique dans la stimulation
de la motilité gastro-intestinale. Des données recueillies sur
les animaux suggèrent que la ghréline accélère la vidange de
l’estomac, active le passage du contenu stomacal dans l’intestin
grêle et permet de remédier au ralentissement du transit
gastro-intestinal à la suite d’une chirurgie ou d’une thérapie
faisant intervenir des opioïdes. Des études cliniques démontrent
que l’administration exogène de ghréline peptidique accélère la
vidange gastrique et stimule la motilité interdigestive, aussi
bien chez les volontaires en santé que chez les patients
atteints de gastroparésie.
Lors des essais précliniques, le TZP-101 a fait preuve d’une
efficacité in vivo exceptionnelle. La démonstration de
l’activité gastroprocinétique induite par le TZP-101 a été faite
par la mesure de la vidange gastrique chez des rats "naïfs", et
par le traitement de rats qui souffraient d’apathie du transit
gastro-intestinal, causée par un apport calorique élevé (pour
simuler la gastroparésie), chirurgie abdominale (en simulation
d’iléus postopératoire), ainsi que par l’influence de produits
pharmacologiques tels que la morphine. D’autre part, des études
concurrentielles ont démontré que le TZP-101 ne provoque pas la
production d’hormones de croissance dans les cas de dosages
gastroprocinétiques, contrairement à d’autres agonistes du
récepteur de la ghréline.
Les essais de Phase I seront effectués dans un centre unique,
randomisés, en double aveugle, de type comparatif avec placebo,
avec escalade de la dose. Ils sont conçus de façon à évaluer les
variables pharmacocinétiques et pharmacodynamiques, ainsi que
les paramètres de sécurité et de tolérance du TZP-101.
« La phase d’initiation des études de Phase I est une étape
importante dans la mise au point d’un médicament par une
approche mécanistique pour le contrôle de la vidange gastrique
apathique, » de dire Gordana Kosutic, M. D., vice-présidente aux
Affaires cliniques et réglementaires chez Tranzyme Pharma. « Les
troubles d’apathie de la vidange gastrique, tels l’iléus
postopératoire et la gastroparésie, n’ont présentement que peu
d’options thérapeutiques. Nous anticipons les résultats pour les
premiers essais chez l’humain au cours du troisième trimestre
2006. »
« Ce communiqué marque le passage de la société Tranzyme en
phase clinique et constitue une étape importante de notre
croissance, » de continuer Vipin K. Garg, Ph. D., président et
chef de la direction. « De même, ceci valide la technologie
chimique que nous utilisons pour la mise au point de petites
molécules macrocycliques comme candidats cliniques. L’agoniste
du récepteur de la ghréline de Tranzyme Pharma constitue une
opportunité commerciale et thérapeutique majeure parce que nous
continuons de travailler sur cette approche pour traiter
d’autres troubles gastro-intestinaux, telle la gastroparésie
diabétique. »
Au sujet de l’iléus postopératoire (IPO)
L’iléus postopératoire, une déficience de la motilité
gastro-intestinale, est une conséquence générale des chirurgies
majeures, qui contribue de façon importante à la morbidité
postopératoire, à des hospitalisations prolongées et,
conséquemment, à des augmentations accrues des frais de santé.
La physiopathologie de l’iléus postopératoire est
multifactorielle et sa durée varie selon le traumatisme
chirurgical. La morbidité liée à l’iléus postopératoire inclut
une augmentation de la douleur postopératoire, un accroissement
des nausées et vomissements, un retard dans la reprise de
l’alimentation, une mauvaise cicatrisation des blessures, une
mobilisation plus lente par suite d’une opération et des risques
accentués de complications postopératoires diverses, telles la
pneumonie et l’embolie pulmonaire. Aux États-Unis, plus de deux
millions de chirurgies annuelles, notamment du côlon,
constituent autant de risques de développement de l’iléus
postopératoire.
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